Projets
Prix à vivre
Ecologik
Architectes
S'abonner
Ecologik
À propos•Mentions légales•Données personnelles et cookies•Conditions générales de vente•Plan du site
Logo

Architecture et construction durable

RUBRIQUEs

Actus
Dossier
Design
Reportages
Cahier Pratique
Face B

SERVICES

Nous Contacter
Abonnement
Publicité
Journées À Vivre - Inscription
Initiation - Inscription
Icex - Inscription

CONTACT

10, rue de Penthièvre - 75 008 Paris
contactabo@fitamant.fr+33 2 98 98 01 40

© 2026 Ecologik Magazine. Tous droits réservés.

  1. A Vivre
  2. Articles
  3. Projets
  4. Parque Central à Valence par l'équipe de Gustafson Porter + Bowman
Actualités

Parque Central à Valence par l'équipe de Gustafson Porter + Bowman

2020-01-16|Charlotte Fauve

© © Richard Bloom

Tendre, romantique… rose, une vallée de roses. De leur présence voluptueuse, au détour d'une allée du Parque Central, Kathryn Gustafson s'en étonnerait presque : « L' Espagne a une passion pour la couleur, s'exclame la paysagiste. Moi qui ne plante jamais de rosiers, ici, je n'aurais pu imaginer qu'il en soit autrement », explique-t-elle, avant d'ajouter : « Ce qui me rend heureuse, c'est lorsque j'entends des habitants dire combien ce parc ressemble à la ville de Valence. » À la fois exubérants et verdoyants, les 23 hectares du Parque Central, ainsi nommé en raison de sa situation, en plein cœur de la métropole ibérique, rendent hommage aussi bien aux vergers de la Huerta, la région agricole alentour, qu'à l'oasis luxuriante de l'Albufera, sa zone humide protégée. La deuxième partie de l'aménagement, plus bucolique qu'urbaine, n'est cependant pas encore sortie de terre, prolongation involontaire de l'histoire du lieu.

Avec lenteur

 

Longtemps, Valence a en effet été coupée en deux, l'ouest, quartier de Russafa, étant séparé de l'est, Malilla par un large champ de voies ferrées. Du nord au sud de l'Espagne, les trains filent à vive allure, tandis que les Valenciens se voient obligés d'emprunter un tunnel souterrain pour franchir les rails. Dans les années 80, la municipalité envisage d'enfouir les lignes à grande vitesse et de réaliser à la place un nouveau quartier, accolé à un parc. Mais l'opération, à la fois coûteuse et complexe, prend son temps. Il faut donc attendre 2012 pour que le projet trouve sa forme définitive, au terme d'une compétition internationale remportée par l'équipe de Gustafson Porter + Bowman. « Techniquement, enterrer des lignes est très compliqué, cela prend des années à planifier, analyse Kathryn Gustafson. Mais lorsque nous avons gagné le concours, la crise financière n'était pas encore passée par là. Aujourd'hui, 60 % du parc restent à construire, et, pour cela, la ville doit trouver des investisseurs : nous n'avons plus à qu'à croiser les doigts. »

Au contact avec l'eau

 

Plus que de lier à nouveau des quartiers séparés depuis près d'un siècle par la barrière ferroviaire, le parc a aussi pour but de doter Valence d'un espace vert central, qui remette les citadins en contact avec l'eau. En 1957, la crue dévastatrice du fleuve Turia conduit la ville à canaliser son cours : des jardins - les Jardins du Turia -prennent place, mais les Valenciens perdent l'accès à l'élément aquatique. À l'intérieur du Parque Central, c'est donc celui-ci qui joue le rôle de fil conducteur et guide le promeneur de l'entrée à la sortie du lieu. Kathryn Gustafson y oppose ce qu'elle appelle « l'eau culturelle » et « l'eau naturelle » : tandis que la première favorise les interactions, par l'entremise de canaux et de jets d'eau où les enfants peuvent jouent sans risque, la seconde abrite faune et flore, via des pièces d'eau végétalisées.

Changer de point de vue

 

Tout le concept du lieu repose sur cette dualité, la nature qu'il met en relation avec la culture. « La vraie écologie est un équilibre entre ces deux mondes, analyse la paysagiste. Quand on construit dans la ville, il faut les faire avancer tous les deux. » Ici, ils prennent vie par l'entremise d'une série de « bols », des déclivités inspirées par les céramiques locales. Six d'entre eux ont été mis en place, qui tous parlent de la Valence cultivée, agricole. « Auparavant, le terrain était plat. Nous nous sommes donc enfoncés ou élevés, 3 mètres plus bas, 8 mètres plus haut à certains endroits, grâce à un travail de nivellement. » Chaque bol se comporte comme une entité indépendante, dans lequel s'immerger ou surplomber les environs : « C'est une nouvelle découverte de l'espace : on change de point de vue car l'on est constamment en train de passer d'un niveau à un autre », analyse la conceptrice. Selon l'endroit, le promeneur fait donc l'expérience de larges panoramas ou de recoins plus intimes, du jardin romantique et sa roseraie au jardin d'enfants et ses jeux.

[...]

► Retrouvez l'article complet dans Ecologik 64 | Bureaux : la qualité de l'écologie actuellement en kiosque et disponible sur la boutique en ligne

Illustration — Parque Central à Valence par l'équipe de Gustafson Porter + Bowman

FICHE TECHNIQUE

♦ Lieu : Valence, Espagne.

♦ Programme : aménagement du Parque Central

♦ Maîtrise d'ouvrage : Valencia Parque Central Alta Velocidad 2003 S. A.

♦ Maîtrise d'œuvre : Gustafson Porter + Bowman (designers) ; Borgos Pieper (architectes) ; Nova Ingeniería (management de projet) ; Grupotec (ingénieurs).

♦ Surface : 23 hectares (66 hectares au total).

♦ Coût : 73 millions d'euros HT.

♦ Calendrier : 2011, première phase ; 2018, deuxième et troisième phases en attente.

Tags
PaysageCatalogne

Galerie photos

Autres articles

Agenda

OCT.21

ARCHITECT@WORK Paris 2026

Paris

Osez la newsletter !

Un tour d'horizon des actualités de votre magazine A Vivre. Osez l'architecture !

Journées À Vivre

Poussez la porte de maisons d'architectes près de chez vous. Visites gratuites sur réservation.

Du 16 au 18 octobre 2026

Journées À VivreRéservez vos visites

Prix Maisons À Vivre

C'est le moment de déposer vos projets pour participer au Prix Maisons À Vivre !

Prix Maisons À VivreEn savoir plus

Magazine

L'avènement des matériaux bio- et géosourcés ?
N°66juin 2020

L'avènement des matériaux bio- et géosourcés ?

Partager

Tags